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Stephanie Le Follic-Hadida 2026

L’adhésion de Géraldine Guilbaud au matériau céramique et l’impression d’y trouver le contrepoint idéal à ses pratiques autres (sculpture au mortier de chaux, dessin au pastel, danse…) sont récentes. L’artiste connaît par cœur les codes de la sculpture, notamment ceux développés au lendemain de la 2nde Guerre mondiale par une génération d’artistes nourrie par la nécessité de repenser la place de l’homme dans un monde dont l’équilibre venait d’être bouleversé (Alicia Penalba, Lynn Chadwick etc.). De la même façon, Géraldine Guilbaud s’empare des thèmes de l’envol et de la chute, moments d’impermanence, pour interroger ces deux pôles d’un idéal déçu. Elle établit un parallèle entre les deux époques et les instabilités caractérisées. Son approche couleur, volontiers outrancière, puissamment matiériste et directement issue de l’Impressionnisme, puise son inspiration chez certains sculpteurs anglo-saxons contemporains tels Lynda Benglis ou Rachel Harrison. Géraldine Guilbaud explore simultanément la distorsion et la métamorphose de la matière, pour créer élans lumineux et chavirements d’émail. Oeuvres au mur, au sol ou suspendues, elle possède un sens profond de l’espace. Son travail céramique, jusqu’ici très confidentiel, mérite pleinement d’être exposé à tous les regards.